JEAN CLAREBOUDT ET LE LIVRE - Note pour l'exposition "L'ESPACE DU LIVRE"

EN DIAGONALE D ‘ESPACE PARTICULIERS
Jean Clareboudt (1991)

De nombreux amateurs de livres d’artistes s’emblent apprécier emportements et débordements qui mènent le livre vers la peinture, I'objet-l'expression « livre-objet » est ici tout à fait significative, la sculpture, voire le mobilier décoratif. Pour ma part et bien qu'ayant utilisé une grande variété de matériaux, j'essaie chaque fois de me tenir au plus près de cet espace serré, de ce volume de si peu de volume, au plus près de la magie de cette concentration qui, manipulée, ouverte, fermée, entrouverte, refermée, produit une expansion infinie qui nous trouble encore des années après le premier toucher, le premier regard.

ESPACES DE PEU: ne pas confondre débords et débordements.

Au cours de l'élaboration de Pierrot Valet de la mort, de Gérard Macé, ouvrage édité par Michel Nitabah, nous n'avons pas hésité, et ce malgré le plaisir de la trouvaille, à renoncer au disque de zinc qui devait orner l'emboîtage. Reste la cuvette et son ombre légère. Gérard Macé, au cours d'un autre projet qui n'a pas abouti, n'avait pas hésité à m'inciter à revenir au plus près du livre, au plus près du volume, alors que j'emmenais imprudemment, peut-être complaisamment, celui-ci vers une anécdote volumineuse.
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